Les chanteuses littéraires

Cabaret littéraire


Frédérique Bruyas
lecture et chantJérôme Soulas accordéon

Textes de Philippe Minyana, James Joyce, Pierre Mac Orlan, Henri-Pierre Roché…
Chansons de Boris Vian, Serge Rezvani, Raymond Asso, Léon Agel…

Il est des chansons qui ressemblent à des nouvelles et des romans qui inspirent des chansons. Mais pour cela, il faut des auteurs comme Pierre Mac Orlan qui rassemblait les paroles de ses chansons sous le titre Poésies documentaires ou de Serge Rezvani qui les considère comme son Journal chanté. Alors glisser d’un texte à une chanson, du parlé au chanté comme le prolongement d’une pensée qui s’envole en musique.

« Au coin de la rue des Saules
la silhouette souple et fragile de Simone
avec désinvolture s’est dressée dans la nuit,
seule au milieu du trottoir humide
délicatement surveillée par les réverbères
posées comme des agents de police au-dessus de la mêlée…
La jeune femme a les cheveux coupés et frisés
comme ceux de la Sulamite.
Sa cloche de feutre noir est enfoncée ainsi qu’un casque.
Elle marche, et derrière elle
elle entraîne la nuit, l’odeur des choux de la banlieue,
les rues sinistres d’un soir de peste mémorable.
Dans l’angle photogénique des coins des rues
Guette l’attaque nocturne aux jarrets d’acier.
Mademoiselle Simone ne craint rien
car elle a des relations
qui l’empêchent momentanément de mourir un brin
tout au moins de cette façon. »
Pierre Mac Orlan

Jérôme SoulasJérôme Soulas dit Jéjé le Soufflet

Accordéoniste de l’orchestre le Petit Bal de Poche, il a gardé de sa Bretagne natale le souvenir ému de flambées au feu de bois, quand, tout petit, il ravivait vaillamment les braises du kig a farz. Dès lors, il ne quitta plus son soufflet, lui ajoutant quelques appendices, boutons, lames, ressorts, réalisant petit à petit l’objet que l’on connaît aujourd’hui sous le nom d’accordéon. Après de multiples aventures bretonnes, avec les groupes Yog Sothoth, puis Electric Bazar Cie, Tango Sumo, Le Bastringue… Jéjé, ou Yann-Yann, décide d’élargir ses horizons. Il quitte alors Plougastel-Daoulas, apprend la langue française et s’installe à Paris. Il rencontre alors Lulu la Cagette et Pierrot La Glace et partage avec eux la passion des valses musettes des vieux maîtres Tony Murena et Jo privat. Se souvenant alors de la cheminée et du kig a farz, il décide avec ses nouveaux amis de ragaillardir ce répertoire sous-estimé.

En duo avec Frédérique Bruyas pour ce cabaret littéraire, Jérôme Soulas accompagne aussi la lectrice avec ses complices du Petit Bal de Poche pour une autre formule originale de lecture scénique : Le bal littéraire.
http://bruyas.net/scenes-de-bal

Durée : 1h

Jack London blues

1916-2016 Les cent vies de Jack London


Frédérique Bruyas
lecture – René Miller chant et guitare blues

Textes extraits de Martin Eden, Ce que la vie signifie pour moi, Le vagabond des étoiles, Le peuple d’en bas, …
Musique blues traditionnels de Chicago, Memphis, Delta, New Orleans, …

Jack London s’est éprouvé au contact de la vie réelle et vécue avec le regard de l’écrivain qui en a saisi l’essence et en fait la matière de ses romans, ses essais, ses pamphlets. C’est cette dépense en tout qui a fait de lui un homme conscient et engagé dans son époque et dont l’œuvre ne cesse de répéter que l’existence est une aventure.

« Tout lui était bon : l’amour, la poésie, les tremblements de terre, le feu, les serpents à sonnette, les arcs-en-ciel, les pierres précieuses, les monstruosités, les couchers de soleil, le rugissement des lions, le gaz d’éclairage, le cannibalisme, la beauté, le meurtre, l’adultère, le centre de gravité et le tabac. Il unifiait ainsi l’univers et le contemplait, tantôt en bloc, tantôt en vrac, en se promenant dans ses allées, ses détours et ses jungles, non comme un voyageur sans but terrifié par l’épaisseur du mystère, mais, comme un cartographe désireux de se familiariser avec tout ce qu’il y avait à connaître. Et plus il en savait, plus il admirait le monde, la vie en général et la sienne en particulier. » Jack London

René MillerRené Miller
Musicien louisianais installé à Paris depuis une quinzaine d’années, René Miller chante le Delta Blues avec le talent et l’autorité des premières générations. Il crée au début des années 2000 le René Miller’s Wedding Band. Le groupe commence à jouer dans la rue et devient très vite une des formations les plus dynamiques de Paris.
Pour accompagner la voix de Frédérique Bruyas, René Miller mélange le jazz, le blues, le gospel, le dixieland et même la pop music avec une émotion et une énergie tout droit sorties de Bourbon Street.

Durée : 1h

Frankenstein et autres romans gothiques

La poétique du mort-vivant


Frédérique Bruyas
lecture – Xavier Bussy clarinette basse, saxo soprano, guitare, clavier, …

Textes Mary Shelley, Matthew Gregory Lewis, Horace Walpole, William Beckford, Bram Stoker, Anne Radcliffe,…
Musique création de Xavier Bussy

Né au XVIIIème siècle avec la parution le 24 décembre 1764 du « Château d’Otrante » de Horace Walpole, le genre « gothic story » avait des racines profondes dont Shakespeare était l’un des inspirateurs avec des figures comme Richard III ou les sorcières de Macbeth. De Manfred à Frankenstein en passant par Ambrosio ou Matilda, les personnages de ces romans gothiques évoluent dans des cryptes, cloîtres, forêts et passages souterrains où s’ébranlent leurs esprits et celui du lecteur.

« Venez, donnez-moi la main ! Mon art surpasse tout ce que jamais mortel a connu. Venez, jeunes filles, venez ! Mes miroirs magiques peuvent vous montrer les traits de votre futur mari. Car c’est à moi qu’est donné le pouvoir d’ouvrir le livre du destin, de lire les arrêts du ciel et de plonger dans l’avenir.
Je guide le char d’argent de la lune pâle ; je retiens les vents dans des liens magiques ; j’endors par mes charmes, le dragon rouge, qui aime à veiller sur l’or enfoui.
Protégée par mes sortilèges, je m’aventure impunément aux lieux où les sorcières tiennent leur sabbat étrange ; j’entre sans crainte dans le cercle du magicien, et je marche sans blessure sur les serpents endormis.
— Chère tante, dit Antonia quand l’étrangère eut fini, n’est-ce pas une folle ?
— Une folle ? Non pas ma fille ; c’est seulement une réprouvée. » Matthew G. Lewis

Xavier BussyXavier Bussy
Musicien raffiné, Xavier Bussy a le goût de la mélodie. Son intention : valoriser un système mélodique simple servi par des arrangements sophistiqués. Son domaine de prédilection : un romantisme exacerbé, maltraité par des rythmes lancinants.
C’est sur scène qu’il fait ses armes en accompagnant au saxophone et à la clarinette divers artistes, du jazz à la chanson en passant par le rock (Rachel des Bois, Clair-Obscur, Eddy Louiss, Anthony Ortega…). Mais très vite le désir de composer se développe : musiques de scène pour le théâtre, composition originale pour Lancôme, créations des albums du groupe BUSSY (rock lyrique qui explore l’univers d’Edgar Poe). Avec la complicité de Frédéric Jaillard, il coréalise l’album « Comme un manouche sans guitare » de Thomas Dutronc et reçoivent en 2009 une Victoire de la Musique.
http://xavierbussy.wix.com/xavierbussy

Durée : 1h

Space fantasy

L’âge d’or de la SF


Frédérique Bruyas
lecture – Pierrejean Gaucher guitare électrique

Textes de Ray Bradbury, Fredric Brown, Alain Damasio, Herbert George Wells, Kim Stanley Robinson, …
Musique création pour guitare électrique de Pierrejean Gaucher

Que d’intuitions chez ces écrivains dont l’humour le dispute au tragique d’un monde que l’homme s’évertue à rendre invivable.

« – Vous rencontrez un problème avec votre identité, Monsieur ?
– Oui, je suis mort !
– Pardon ?
– Je suis mort ! c’est la machine qui le dit !
– Pouvez-vous me donner votre nom, s’il vous plaît ?
– C, A, P, T, P.
– Je vérifie…
Elle ne bronche absolument pas. Le haut-parleur distille une musique…
– Effectivement, je confirme.
– Que je suis mort ?
– Oui, que le Terminor vous répertorie au titre de décédé…
– Comment est-ce possible ?
– Vous savez, Monsieur, vous êtes le trentième client de la journée à qui ça arrive !
Le Terminor a été piraté lors de l’incubation. Douze mille personnes ont été transcodées dans la base Décès ! » Alain Damasio

Pierrejean GaucherPierrejean Gaucher
Guitariste, compositeur, arrangeur, musicien subtil, il fonde au début des années 80 son groupe « Abus » avec lequel il crée 8 albums et présente plus de 400 concerts. De nombreux musiciens ont croisé la route du groupe : Randy Brecker, Stéphane Belmondo, Bobby Rangell, …
Remarquable guitariste de jazz, son style est également influencé par la musique de Frank Zappa, la pop et le rock british.
www.pierrejeangaucher.com

Durée : 1h

Humanimal

L’avantage avec les animaux…


Frédérique Bruyas
lecture – Elise Dabrowsky contrebasse et chant

Textes de Alain Mabanckou, Zyranna Zateli, Norman Maclean, Erri De Luca, Romain Gary, Jean-Luc Parant, Claude Pujade-Renaud, Francis Ponge, …
Musique création pour contrebasse et voix de Elise Dabrowski

L’homme se réjouit de n’être pas seul au monde ! Objets de sa contemplation depuis la préhistoire, les animaux l’inspirent. Depuis les fresques des grottes paléolithiques jusqu’aux récits mythologiques, ils revêtent les qualités et les défauts des hommes et sont parfois même un idéal « d’humanité » à atteindre. Aujourd’hui encore, les animaux sont à l’origine de bien des textes littéraires qui célèbrent en eux les alliés de toujours et des mystères précis.

« Les poètes parlent volontiers du temps qui suspend son vol. Mais ce sont les pêcheurs, en vérité, qui font cette expérience de l’éternité ramassée en l’espace d’un instant. Personne ne peut prétendre avoir vécu l’immensité d’un instant tant qu’il n’a pas vu le monde s’incarner dans un poisson, et le poisson disparaître. Cet animal-là, je m’en souviendrai toute ma vie. » Norman Maclean

Elise DabrowskiElise Dabrowski
Chanteuse lyrique et contrebassiste, son goût pour la musique contemporaine et improvisée l’entraine vers les territoires de la performance solo mêlant voix et instrument. Elle chante régulièrement avec sa contrebasse (Nuits Blanches à Saint Eustache, Festival au féminin à Paris, Festival Musiques et jardins, Dynamo Banlieues Bleues) et se produit également avec la danse contemporaine (Compagnie Angus Balbernie à Bristol, Glasgow, Liverpool, Compagnie Dezeo Ito en Belgique, Tunisie). Elle joue au sein du trio IXO qui a invité Phil Minton, Médéric Collignon, Nosfell, Serge Teyssot – Gay et joue également en duo avec Louis Sclavis, Théo Ceccaldi, Alexandra Grimal, Elise Caron.
www.elisedabrowski.com

 

Durée : 1h

Comme si la terre parlait

Des écrivains sentinelles de la terre


Frédérique Bruyas
lecture – Adeline Lecce violoncelle

Textes de Jacques Rebotier, Alphonse Daudet, Victor Hugo, Christophe Tarkos, Valère Novarina, Anton Tchekov, …
Musiques pour violoncelle solo de François Rossé, Benjamin Britten, Kaija Saariaho, …

Les auteurs de ce programme portent tour à tour sur la relation que l’homme entretient avec la nature un regard amusé, émerveillé, acéré ou révolté et renouvellent notre attention au monde. Il y a Jacques Rebotier qui prend la parole pour la défense des animaux, Alphonse Daudet qui nous rappelle avant l’heure que la forêt amazonienne est le poumon de la terre, Christophe Tarkos qui observe avec humour les richesses de nos poubelles, Anton Tchekov qui célèbre l’infinie beauté de la nature et Valère Novarina qui fait couler nos larmes avec l’eau des rivières…

« Bientôt une ville immense, toute en bois comme Chicago, s’étendit au bord de la Rivière-Rouge, avec ses larges rues alignées, numérotées, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses églises, ses écoles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d’entrepôts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood’stown – comme on l’appela, – fut vite peuplée. Une activité fiévreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombré de vaisseaux, une masse sombre et menaçante s’étalait en demi-cercle. C’était la forêt qui regardait. Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d’arbres gigantesques. » Alphonse Daudet

adeline-lecceAdeline Lecce
Premier prix de violoncelle du Conservatoire Royal de Bruxelles, Adeline Lecce aime jouer l’étendue du répertoire. Des cordes en boyaux (Koninklijk Conservatorium Brussel) aux dispositifs informatiques (Ensemble Laborintus, Delta ensemble), des créations de spectacles avec comédiens et acrobates (Théâtre des Quartiers d’Ivry, L’Epate en l’air) à l’interprétation d’œuvres contemporaines exigeantes (Ensemble Ars Nova, 2E2M), elle recherche des formes de représentations variées, celles où le mot devient son et le geste danse.
https://www.youtube.com/watch?v=tAA43EIk6M4

Durée : 1 h

L’homme qui détruit (homo edax)

Victor Hugo visionnaire engagé


Frédérique Bruyas
lecture – Alexandre Garcia guitare électrique

Textes extraits des romans L’Homme qui rit, Les Misérables, Notre-Dame de Paris, Les Travailleurs de la mer
Musique création pour guitare électrique et bande sonore de Alexandre Garcia

Avec Victor Hugo, c’est à de véritables séismes littéraires auxquels nous assistons. Ils sont certes de natures différentes. Il y a l’attaque de Notre-Dame que défend férocement Quasimodo, les rêves de destruction que l’homme ambitionne sur la Terre dont il se croit l’unique dépositaire, la terreur qu’engendre une tempête de mer et enfin un combat épique lors de l’insurrection républicaine à Paris en juin 1832. Autant de scènes qui se déroulent sous nos yeux avec la violence et la beauté d’une écriture d’une puissance rare.

« Marius, toujours combattant, était si criblé de blessures, particulièrement à la tête, que son visage disparaissait dans le sang et qu’on eût dit qu’il avait la face couverte d’un mouchoir rouge.
Enjolras seul n’était pas atteint. Quand il n’avait plus d’arme, il tendait la main à droite ou à gauche et un insurgé lui mettait une lame quelconque au poing.
Nos anciennes fresques murales nous montrent les deux ducs de Bretagne et de Bourbon, armés, armoriés et timbrés en guerre, à cheval, et s’abordant, la hache d’armes à la main, masqués de fer, bottés de fer, gantés de fer, l’un caparaçonné d’hermine, l’autre drapé d’azur; mais pour être superbe, il suffit de donner sa vie pour une conviction ou pour une loyauté. » Victor Hugo

Alexandre GarciaAlexandre Garcia dit « Le Hibou »
Musicien atypique, guitariste, arrangeur, compositeur de musique assistée par ordinateur, ses créations musicales sont profondément inspirées par la poésie, la peinture, le cinéma et les civilisations disparues. Son univers sonore se nourrit de musique ambiante, minimaliste, industrielle, néoclassique, post-rock, électronique, néo-folk, psychédélique, expérimentale…
Il signe la musique de nombreux groupes et projets originaux tels que : Larynx et Claw, Mutation Urbaine, Chronique Nocturne, Homo Edax, Nuit Close…
Sur scène, il joue de la guitare électrique sur ses propres textures sonores qu’il diffuse de manière subtile et raffinée.
http://sites.google.com/site/mutationurbaine/home

 

Durée : 1h

In aqua scribis (écrire sur l’eau)

Mêler l’encre et l’eau


Frédérique Bruyas
lecture – Pierre Juillard création sonore

Textes de Valère Novarina, Francis Ponge, Alessandro Baricco, Jean Giono, Arthur Rimbaud, …
Musique électronique ambiante composée par l’artiste Pierre Juillard

Glisser d’un texte à l’autre dans un flux sonore qui nous immerge dans le chant de la terre. Un chant que l’eau révèle dans toutes les formes qu’elle peut prendre, tour à tour fleuve, pluie diluvienne, torrents et rivières. Notre mémoire s’inscrit dans ce flux, dans ce flot à l’image de nos larmes qui se mêlent à l’eau des rivières.

« Sous le déluge, un homme, comme un pen­dule devenu fou, va et vient en courant de sa maison à la rue.
Dans la nuit, sous le déluge, un homme, comme un pendule devenu fou, sort en courant de sa maison, s’arrête au beau milieu de la rue, puis se reprécipite à l’intérieur, et de nouveau res­sort en courant, et de nouveau galope dans sa mai­son, et on dirait qu’il ne va plus s’arrêter, jamais.
Dans la nuit, sous le déluge, un homme, comme un pendule devenu fou et complètement trempé, sort en courant de sa maison, s’arrête au beau milieu de la rue, puis se reprécipite à l’intérieur, et de nouveau ressort en courant, et de nouveau galope dans sa maison, et on dirait qu’il ne va plus s’arrêter, jamais, comme s’il était ensorcelé par les coups de la cloche qui à cet instant-là violent l’obscurité et se dissolvent dans l’air liquide de cet abat d’eau sans fin. » Alessandro Baricco

Pierre JuillardPierre Juillard
Compositeur et géographe de formation, Pierre Juillard travaille depuis 15 ans comme ingénieur en écologie, au sein d’organismes et d’associations de protection de la nature. Il est également audio-naturaliste. Ses compositions musicales se situent à la frontière entre la phonographie, la musique acousmatique et les musiques électroniques ambiantes. Il explore également d’autres univers musicaux et poétiques, notamment en lien avec les musiques improvisées et la littérature.
http://soundcloud.com/pierre-juillard

 

 

Durée : 1h

Les virtuoses

Les grands classiques


Frédérique Bruyas
lectureAdrien Frasse-Sombet violoncelle

Textes et poèmes de Victor Hugo, Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Marcel Proust, François Rabelais, …
Musique classique pour violoncelle solo

Un chemin de lectures à travers les territoires d’écriture de ceux qui surent métamorphoser la langue française. Un récital littéraire et musical, entre virtuosité, truculence et sensualité des grands classiques.

« En pleine mer, nous banquetant, grignotant, devisant et faisant beau discours, Pantagruel se leva et tint en pieds pour découvrir à l’environ. Puis nous dit : Compagnons, oyez-vous rien ? Me semble, que j’ouïs quelques gens parlant en l’air, et n’y vois toutefois personne. Écoutez.

À son commandement nous fûmes attentifs, et à pleines oreilles humions l’air comme belles huîtres en écaille, pour entendre si voix ou son aucun y serait épars. Et, pour rien en perdre, opposions nos mains en paume derrière les oreilles. Néanmoins, protestions voix quelconques n’entendre.
Pantagruel continuait, Compagnons, oyez-vous rien ? affirmant ouïr voix diverses en l’air, tant d’hommes comme de femmes, quand soudain nous fut avis, que nous les entendions pareillement, que les oreilles nous cornaient. Plus persévérions écoutant, plus discernions les voix, jusqu’à entendre mots entiers. » François Rabelais

Adrien Frasse-SombetAdrien Frasse-Sombet
Violoncelliste virtuose, Adrien Frasse-Sombet a toujours voulu faire partager sa passion du violoncelle et de la musique instrumentale au public le plus large. Après avoir travaillé avec les plus grands violoncellistes, remporté de nombreux concours et donné d’innombrables concerts, il n’a de cesse de transmettre ses émotions musicales avec l’aide de son instrument, conçu en 1710, à Venise, par Matteo Goffriller. Ce jeune violoncelliste veut briser les frontières qui entourent encore le violoncelle, en allant vers le public dans d’autres lieux d’écoute que les salles de concert ou grâce aux nouveaux moyens de communication. Récemment, il s’est rendu en Chine, dans le cadre des rencontres « France – Chine », invité par Pierre Cardin, membre de l’Institut de France. Il a participé aux émissions d’Eve Ruggieri (Antenne 2), Stéphane Bern (France Inter) et Gaëlle Le Gallic (France Musiques).
http://frassesombet.wix.com/frasse-sombet

Durée : 1h

Les grandes voyageuses

Les pionnières


Frédérique Bruyas
lecture – Adeline Lecce violoncelle
Textes de Alexandra David-Neel, Ella Maillart, Odette du Puigaudeau, Isabelle Eberhardt, Anita Conti, …

Musiques pour violoncelle solo de Peter Sculthorpe et Bright Sheng

Repousser les limites géographiques par goût du risque, comme réponse à l’appel du désert, au besoin de connaissance de la mer ou à une fascination pour l’Asie, autant de motifs pour partir à la découverte du monde. Chacune d’elles a eu l’audace d’aller au bout de ce qu’elle considérait comme un impératif existentiel.

« À travers les sables mous qui croulaient sous les pieds des chameaux, nous entrions sans bruit au royaume du vide et du silence. On enfonçait peu à peu dans l’épaisseur du silence. Un silence qui n’était pas un arrêt, ou une attente, ou un passage, mais un ordre essentiel, définitif, la somme de multiples silences établis en larges cercles concentriques, d’horizon en horizon, sur une immensité vide. Après ce silence et ce vide, on pressentait d’autres vides et d’autres silences. C’était comme si cela ne devait jamais finir. C’était toute une nouvelle forme d’existence qui commençait, dans une nouvelle forme d’univers.
Au-delà des surfaces aperçues, la conscience de surfaces invisibles, la notion de grandeur comptent pour beaucoup dans la beauté d’un désert et dans l’émotion qu’un voyageur en peut ressentir. Ce désert-là semblait infini. » Odette du Puigaudeau

adeline-lecceAdeline Lecce
Premier prix de violoncelle du Conservatoire Royal de Bruxelles, Adeline Lecce aime jouer l’étendue du répertoire. Des cordes en boyaux (Koninklijk Conservatorium Brussel) aux dispositifs informatiques (Ensemble Laborintus, Delta ensemble), des créations de spectacles avec comédiens et acrobates (Théâtre des Quartiers d’Ivry, L’Epate en l’air) à l’interprétation d’œuvres contemporaines exigeantes (Ensemble Ars Nova, 2E2M), elle recherche des formes de représentations variées, celles où le mot devient son et le geste danse.
https://www.youtube.com/watch?v=tAA43EIk6M4

 

 

Durée : 1h