L’ardeur au combat

Poésie incandescente


Frédérique Bruyas
lecture – Fadhel Messaoudi luth oriental

Textes Poèmes de Mahmoud Darwich, Anna Akhmatova, Dimitris Dimitriadis, Nazim Hikmet, Paul Eluard, Ingrid Jonker…
Musique pour luth oriental solo et improvisations

Que partagent ces poètes ? Une même ardeur au combat contre l’oppression. Qu’elle soit fasciste, communiste, sous le régime de l’apartheid, la rage de Dimitris Dimitriadis essuie les larmes d’Anna Akhmatova quand la détermination de Mahmoud Darwich rencontre la fragilité d’Ingrid Jonker, sans oublier la prison pour Nazim Hikmet ou encore la soif de liberté de Paul Eluard. Voix incandescentes dont les accents rebelles nous encouragent à vivre les yeux grands ouverts, à désirer un monde « sans laissez-passer ».

Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d’Ingrid Jonker.

L’enfant n’est pas mort
l’enfant lève les poings contre sa mère
qui crie Afrique crie l’odeur
de liberté, du veld
dans les townships du cœur ceinturé

L’enfant lève les poings contre son père
au défilé des générations
qui crie Afrique crie l’odeur
d’équité, de sang
dans les rues de sa fierté guerrière

L’enfant n’est pas mort
ni à Langa ni à Nyanga
ni à Orlando ni à Shaperville
ni au poste de police de Philippi
où il gît une balle dans la tête

L’enfant est l’ombre des soldats
en faction avec des fusils, blindés et matraques
l’enfant est de chaque meeting de chaque loi
l’enfant lorgne par les fenêtres des maisons et dans le cœur des mères
l’enfant qui voulait simplement jouer au soleil à Nyanga est partout
l’enfant devenu homme traverse toute l’Afrique
l’enfant géant voyage de par le monde

Sans laissez-passer

Ingrid Jonker
(Éditions Bruno Doucey)

Fadhel MessaoudiFadhel Messaoudi

Né à Gabès en Tunisie en 1967, il s’initie d’abord au chant et à la percussion puis il se tourne vers le luth arabe (oud). Après avoir reçu une solide formation classique, il s’illustre en remportant les premiers prix de nombreux concours.

C’est en France que sa carrière débute véritablement, ayant accès aux archives de la musique classique arabe, il découvre de véritables trésors auxquels il décide de se consacrer. Musicien virtuose, il approfondit son art dans l’approche de la musique classique arabe qui privilégie l’improvisation et de l’exploration modale.

Durée : 1h

Apollinaire et ses amis

2018 Centième anniversaire de la mort du poète


Frédérique Bruyas
lecture – Adrien Frasse-Sombet violoncelle

Poèmes de Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Gertrude Stein, Jean Cocteau, Picasso, Mireille Havet, …
Musique pour violoncelle solo et improvisations

Apollinaire et ses amis avaient le goût de vivre, l’audace de subvertir les formes pour mieux saisir les turbulences de l’esprit et croyaient corps et âme en la toute puissance de la création.
Leurs poèmes épousent les mouvements de la pensée dans une fidélité à ce qu’ils voient, ce qu’ils sentent. Flux sonore pour Gertrude Stein, écriture automatique pour Picasso ou encore poésie cinétique pour Blaise Cendrars, autant de voies nouvelles pour une esthétique du monde moderne.

C’est ce désir du monde
qui m’hallucine !
La hantise de ce qui reste à créer
dans les contrées
neuves comme mon ardeur.
Mireille Havet

Illustration : Guillaume Apollinaire et ses amis par Marie-Laurencin (1909)

adrien-frasse-sombetAdrien Frasse-Sombet
Violoncelliste virtuose, Adrien Frasse-Sombet a toujours voulu faire partager sa passion du violoncelle et de la musique instrumentale au public le plus large. Après avoir travaillé avec les plus grands violoncellistes, remporté de nombreux concours et donné d’innombrables concerts, il n’a de cesse de transmettre ses émotions musicales avec l’aide de son instrument, conçu en 1710, à Venise, par Matteo Goffriller. Ce jeune violoncelliste veut briser les frontières qui entourent encore le violoncelle, en allant vers le public dans d’autres lieux d’écoute que les salles de concert ou grâce aux nouveaux moyens de communication. Récemment, il s’est rendu en Chine, dans le cadre des rencontres « France – Chine », invité par Pierre Cardin, membre de l’Institut de France. Il a participé aux émissions d’Eve Ruggieri (Antenne 2), Stéphane Bern (France Inter) et Gaëlle Le Gallic (France Musiques).
http://frassesombet.wix.com/frasse-sombet

Durée : 1h

La vraie bombe, c’est le livre

Littérature et anarchie


Frédérique Bruyas
lecture – Adrien Frasse-Sombet violoncelle

Textes d’Octave Mirbeau, Elisée Reclus, Fernando Pessoa, Louise Michel, Pierre-Joseph Proudhon, Stéphane Mallarmé, John Dos Passos, …

Musique pour violoncelle solo et improvisations

De l’humour décapant d’Octave Mirbeau à la mauvaise foi de Pessoa, en passant par l’expertise d’Elisée Reclus et la détermination de Louise Michel, autant de vies et de regards sur l’anarchie dont le maître mot reste la liberté.
Liberté de tons, d’approches, de mener le combat pour une vie affranchie de toutes les « fictions sociales » qui nous assignent à résidence ou comme l’écrivait Proudhon « le gouvernement de l’homme par l’homme est absurde et illégal ». 

« Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserais dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse existe encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et la raison ? […] Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il fait des révolutions pour conquérir ce droit. »
Extrait de LA GRÈVE DES ÉLECTEURS (1888), Octave MIRBEAU, Éditions L’Herne

adrien-frasse-sombetAdrien Frasse-Sombet
Violoncelliste virtuose, Adrien Frasse-Sombet a toujours voulu faire partager sa passion du violoncelle et de la musique instrumentale au public le plus large. Après avoir travaillé avec les plus grands violoncellistes, remporté de nombreux concours et donné d’innombrables concerts, il n’a de cesse de transmettre ses émotions musicales avec l’aide de son instrument, conçu en 1710, à Venise, par Matteo Goffriller. Ce jeune violoncelliste veut briser les frontières qui entourent encore le violoncelle, en allant vers le public dans d’autres lieux d’écoute que les salles de concert ou grâce aux nouveaux moyens de communication. Récemment, il s’est rendu en Chine, dans le cadre des rencontres « France – Chine », invité par Pierre Cardin, membre de l’Institut de France. Il a participé aux émissions d’Eve Ruggieri (Antenne 2), Stéphane Bern (France Inter) et Gaëlle Le Gallic (France Musiques).
http://frassesombet.wix.com/frasse-sombet

Durée : 1h

Les chanteuses littéraires

Cabaret littéraire


Frédérique Bruyas
lecture et chantJérôme Soulas accordéon

Textes de Philippe Minyana, James Joyce, Pierre Mac Orlan, Henri-Pierre Roché…
Chansons de Boris Vian, Serge Rezvani, Raymond Asso, Léon Agel…

Il est des chansons qui ressemblent à des nouvelles et des romans qui inspirent des chansons. Mais pour cela, il faut des auteurs comme Pierre Mac Orlan qui rassemblait les paroles de ses chansons sous le titre Poésies documentaires ou de Serge Rezvani qui les considère comme son Journal chanté. Alors glisser d’un texte à une chanson, du parlé au chanté comme le prolongement d’une pensée qui s’envole en musique.

« Au coin de la rue des Saules
la silhouette souple et fragile de Simone
avec désinvolture s’est dressée dans la nuit,
seule au milieu du trottoir humide
délicatement surveillée par les réverbères
posées comme des agents de police au-dessus de la mêlée…
La jeune femme a les cheveux coupés et frisés
comme ceux de la Sulamite.
Sa cloche de feutre noir est enfoncée ainsi qu’un casque.
Elle marche, et derrière elle
elle entraîne la nuit, l’odeur des choux de la banlieue,
les rues sinistres d’un soir de peste mémorable.
Dans l’angle photogénique des coins des rues
Guette l’attaque nocturne aux jarrets d’acier.
Mademoiselle Simone ne craint rien
car elle a des relations
qui l’empêchent momentanément de mourir un brin
tout au moins de cette façon. »
Pierre Mac Orlan

Jérôme SoulasJérôme Soulas dit Jéjé le Soufflet

Accordéoniste de l’orchestre le Petit Bal de Poche, il a gardé de sa Bretagne natale le souvenir ému de flambées au feu de bois, quand, tout petit, il ravivait vaillamment les braises du kig a farz. Dès lors, il ne quitta plus son soufflet, lui ajoutant quelques appendices, boutons, lames, ressorts, réalisant petit à petit l’objet que l’on connaît aujourd’hui sous le nom d’accordéon. Après de multiples aventures bretonnes, avec les groupes Yog Sothoth, puis Electric Bazar Cie, Tango Sumo, Le Bastringue… Jéjé, ou Yann-Yann, décide d’élargir ses horizons. Il quitte alors Plougastel-Daoulas, apprend la langue française et s’installe à Paris. Il rencontre alors Lulu la Cagette et Pierrot La Glace et partage avec eux la passion des valses musettes des vieux maîtres Tony Murena et Jo privat. Se souvenant alors de la cheminée et du kig a farz, il décide avec ses nouveaux amis de ragaillardir ce répertoire sous-estimé.

En duo avec Frédérique Bruyas pour ce cabaret littéraire, Jérôme Soulas accompagne aussi la lectrice avec ses complices du Petit Bal de Poche pour une autre formule originale de lecture scénique : Le bal littéraire.
http://bruyas.net/scenes-de-bal

Durée : 1h

Jack London blues

1916-2016 Les cent vies de Jack London


Frédérique Bruyas
lecture – René Miller chant et guitare blues

Textes extraits de Martin Eden, Ce que la vie signifie pour moi, Le vagabond des étoiles, Le peuple d’en bas, …
Musique blues traditionnels de Chicago, Memphis, Delta, New Orleans, …

Jack London s’est éprouvé au contact de la vie réelle et vécue avec le regard de l’écrivain qui en a saisi l’essence et en fait la matière de ses romans, ses essais, ses pamphlets. C’est cette dépense en tout qui a fait de lui un homme conscient et engagé dans son époque et dont l’œuvre ne cesse de répéter que l’existence est une aventure.

« Tout lui était bon : l’amour, la poésie, les tremblements de terre, le feu, les serpents à sonnette, les arcs-en-ciel, les pierres précieuses, les monstruosités, les couchers de soleil, le rugissement des lions, le gaz d’éclairage, le cannibalisme, la beauté, le meurtre, l’adultère, le centre de gravité et le tabac. Il unifiait ainsi l’univers et le contemplait, tantôt en bloc, tantôt en vrac, en se promenant dans ses allées, ses détours et ses jungles, non comme un voyageur sans but terrifié par l’épaisseur du mystère, mais, comme un cartographe désireux de se familiariser avec tout ce qu’il y avait à connaître. Et plus il en savait, plus il admirait le monde, la vie en général et la sienne en particulier. » Jack London

René MillerRené Miller
Musicien louisianais installé à Paris depuis une quinzaine d’années, René Miller chante le Delta Blues avec le talent et l’autorité des premières générations. Il crée au début des années 2000 le René Miller’s Wedding Band. Le groupe commence à jouer dans la rue et devient très vite une des formations les plus dynamiques de Paris.
Pour accompagner la voix de Frédérique Bruyas, René Miller mélange le jazz, le blues, le gospel, le dixieland et même la pop music avec une émotion et une énergie tout droit sorties de Bourbon Street.

Durée : 1h

Frankenstein et autres romans gothiques

La poétique du mort-vivant


Frédérique Bruyas
lecture – Xavier Bussy clarinette basse, saxo soprano, guitare, clavier, …

Textes Mary Shelley, Matthew Gregory Lewis, Horace Walpole, William Beckford, Bram Stoker, Anne Radcliffe,…
Musique création de Xavier Bussy

Né au XVIIIème siècle avec la parution le 24 décembre 1764 du « Château d’Otrante » de Horace Walpole, le genre « gothic story » avait des racines profondes dont Shakespeare était l’un des inspirateurs avec des figures comme Richard III ou les sorcières de Macbeth. De Manfred à Frankenstein en passant par Ambrosio ou Matilda, les personnages de ces romans gothiques évoluent dans des cryptes, cloîtres, forêts et passages souterrains où s’ébranlent leurs esprits et celui du lecteur.

« Venez, donnez-moi la main ! Mon art surpasse tout ce que jamais mortel a connu. Venez, jeunes filles, venez ! Mes miroirs magiques peuvent vous montrer les traits de votre futur mari. Car c’est à moi qu’est donné le pouvoir d’ouvrir le livre du destin, de lire les arrêts du ciel et de plonger dans l’avenir.
Je guide le char d’argent de la lune pâle ; je retiens les vents dans des liens magiques ; j’endors par mes charmes, le dragon rouge, qui aime à veiller sur l’or enfoui.
Protégée par mes sortilèges, je m’aventure impunément aux lieux où les sorcières tiennent leur sabbat étrange ; j’entre sans crainte dans le cercle du magicien, et je marche sans blessure sur les serpents endormis.
— Chère tante, dit Antonia quand l’étrangère eut fini, n’est-ce pas une folle ?
— Une folle ? Non pas ma fille ; c’est seulement une réprouvée. » Matthew G. Lewis

Xavier BussyXavier Bussy
Musicien raffiné, Xavier Bussy a le goût de la mélodie. Son intention : valoriser un système mélodique simple servi par des arrangements sophistiqués. Son domaine de prédilection : un romantisme exacerbé, maltraité par des rythmes lancinants.
C’est sur scène qu’il fait ses armes en accompagnant au saxophone et à la clarinette divers artistes, du jazz à la chanson en passant par le rock (Rachel des Bois, Clair-Obscur, Eddy Louiss, Anthony Ortega…). Mais très vite le désir de composer se développe : musiques de scène pour le théâtre, composition originale pour Lancôme, créations des albums du groupe BUSSY (rock lyrique qui explore l’univers d’Edgar Poe). Avec la complicité de Frédéric Jaillard, il coréalise l’album « Comme un manouche sans guitare » de Thomas Dutronc et reçoivent en 2009 une Victoire de la Musique.
http://xavierbussy.wix.com/xavierbussy

Durée : 1h

Space fantasy

L’âge d’or de la SF


Frédérique Bruyas
lecture – Pierrejean Gaucher guitare électrique

Textes de Ray Bradbury, Fredric Brown, Alain Damasio, Herbert George Wells, Kim Stanley Robinson, …
Musique création pour guitare électrique de Pierrejean Gaucher

Que d’intuitions chez ces écrivains dont l’humour le dispute au tragique d’un monde que l’homme s’évertue à rendre invivable.

« – Vous rencontrez un problème avec votre identité, Monsieur ?
– Oui, je suis mort !
– Pardon ?
– Je suis mort ! c’est la machine qui le dit !
– Pouvez-vous me donner votre nom, s’il vous plaît ?
– C, A, P, T, P.
– Je vérifie…
Elle ne bronche absolument pas. Le haut-parleur distille une musique…
– Effectivement, je confirme.
– Que je suis mort ?
– Oui, que le Terminor vous répertorie au titre de décédé…
– Comment est-ce possible ?
– Vous savez, Monsieur, vous êtes le trentième client de la journée à qui ça arrive !
Le Terminor a été piraté lors de l’incubation. Douze mille personnes ont été transcodées dans la base Décès ! » Alain Damasio

Pierrejean GaucherPierrejean Gaucher
Guitariste, compositeur, arrangeur, musicien subtil, il fonde au début des années 80 son groupe « Abus » avec lequel il crée 8 albums et présente plus de 400 concerts. De nombreux musiciens ont croisé la route du groupe : Randy Brecker, Stéphane Belmondo, Bobby Rangell, …
Remarquable guitariste de jazz, son style est également influencé par la musique de Frank Zappa, la pop et le rock british.
www.pierrejeangaucher.com

Durée : 1h

Humanimal

L’avantage avec les animaux…


Frédérique Bruyas
lecture – Elise Dabrowsky contrebasse et chant

Textes de Alain Mabanckou, Zyranna Zateli, Norman Maclean, Erri De Luca, Romain Gary, Jean-Luc Parant, Claude Pujade-Renaud, Francis Ponge, …
Musique création pour contrebasse et voix de Elise Dabrowski

L’homme se réjouit de n’être pas seul au monde ! Objets de sa contemplation depuis la préhistoire, les animaux l’inspirent. Depuis les fresques des grottes paléolithiques jusqu’aux récits mythologiques, ils revêtent les qualités et les défauts des hommes et sont parfois même un idéal « d’humanité » à atteindre. Aujourd’hui encore, les animaux sont à l’origine de bien des textes littéraires qui célèbrent en eux les alliés de toujours et des mystères précis.

« Les poètes parlent volontiers du temps qui suspend son vol. Mais ce sont les pêcheurs, en vérité, qui font cette expérience de l’éternité ramassée en l’espace d’un instant. Personne ne peut prétendre avoir vécu l’immensité d’un instant tant qu’il n’a pas vu le monde s’incarner dans un poisson, et le poisson disparaître. Cet animal-là, je m’en souviendrai toute ma vie. » Norman Maclean

Elise DabrowskiElise Dabrowski
Chanteuse lyrique et contrebassiste, son goût pour la musique contemporaine et improvisée l’entraine vers les territoires de la performance solo mêlant voix et instrument. Elle chante régulièrement avec sa contrebasse (Nuits Blanches à Saint Eustache, Festival au féminin à Paris, Festival Musiques et jardins, Dynamo Banlieues Bleues) et se produit également avec la danse contemporaine (Compagnie Angus Balbernie à Bristol, Glasgow, Liverpool, Compagnie Dezeo Ito en Belgique, Tunisie). Elle joue au sein du trio IXO qui a invité Phil Minton, Médéric Collignon, Nosfell, Serge Teyssot – Gay et joue également en duo avec Louis Sclavis, Théo Ceccaldi, Alexandra Grimal, Elise Caron.
www.elisedabrowski.com

 

Durée : 1h

Comme si la terre parlait

Des écrivains sentinelles de la terre


Frédérique Bruyas
lecture – Adeline Lecce violoncelle

Textes de Jacques Rebotier, Alphonse Daudet, Victor Hugo, Christophe Tarkos, Valère Novarina, Anton Tchekov, …
Musiques pour violoncelle solo de François Rossé, Benjamin Britten, Kaija Saariaho, …

Les auteurs de ce programme portent tour à tour sur la relation que l’homme entretient avec la nature un regard amusé, émerveillé, acéré ou révolté et renouvellent notre attention au monde. Il y a Jacques Rebotier qui prend la parole pour la défense des animaux, Alphonse Daudet qui nous rappelle avant l’heure que la forêt amazonienne est le poumon de la terre, Christophe Tarkos qui observe avec humour les richesses de nos poubelles, Anton Tchekov qui célèbre l’infinie beauté de la nature et Valère Novarina qui fait couler nos larmes avec l’eau des rivières…

« Bientôt une ville immense, toute en bois comme Chicago, s’étendit au bord de la Rivière-Rouge, avec ses larges rues alignées, numérotées, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses églises, ses écoles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d’entrepôts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood’stown – comme on l’appela, – fut vite peuplée. Une activité fiévreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombré de vaisseaux, une masse sombre et menaçante s’étalait en demi-cercle. C’était la forêt qui regardait. Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d’arbres gigantesques. » Alphonse Daudet

adeline-lecceAdeline Lecce
Premier prix de violoncelle du Conservatoire Royal de Bruxelles, Adeline Lecce aime jouer l’étendue du répertoire. Des cordes en boyaux (Koninklijk Conservatorium Brussel) aux dispositifs informatiques (Ensemble Laborintus, Delta ensemble), des créations de spectacles avec comédiens et acrobates (Théâtre des Quartiers d’Ivry, L’Epate en l’air) à l’interprétation d’œuvres contemporaines exigeantes (Ensemble Ars Nova, 2E2M), elle recherche des formes de représentations variées, celles où le mot devient son et le geste danse.
https://www.youtube.com/watch?v=tAA43EIk6M4

Durée : 1 h

L’homme qui détruit (homo edax)

Victor Hugo visionnaire engagé


Frédérique Bruyas
lecture – Alexandre Garcia guitare électrique

Textes extraits des romans L’Homme qui rit, Les Misérables, Notre-Dame de Paris, Les Travailleurs de la mer
Musique création pour guitare électrique et bande sonore de Alexandre Garcia

Avec Victor Hugo, c’est à de véritables séismes littéraires auxquels nous assistons. Ils sont certes de natures différentes. Il y a l’attaque de Notre-Dame que défend férocement Quasimodo, les rêves de destruction que l’homme ambitionne sur la Terre dont il se croit l’unique dépositaire, la terreur qu’engendre une tempête de mer et enfin un combat épique lors de l’insurrection républicaine à Paris en juin 1832. Autant de scènes qui se déroulent sous nos yeux avec la violence et la beauté d’une écriture d’une puissance rare.

« Marius, toujours combattant, était si criblé de blessures, particulièrement à la tête, que son visage disparaissait dans le sang et qu’on eût dit qu’il avait la face couverte d’un mouchoir rouge.
Enjolras seul n’était pas atteint. Quand il n’avait plus d’arme, il tendait la main à droite ou à gauche et un insurgé lui mettait une lame quelconque au poing.
Nos anciennes fresques murales nous montrent les deux ducs de Bretagne et de Bourbon, armés, armoriés et timbrés en guerre, à cheval, et s’abordant, la hache d’armes à la main, masqués de fer, bottés de fer, gantés de fer, l’un caparaçonné d’hermine, l’autre drapé d’azur; mais pour être superbe, il suffit de donner sa vie pour une conviction ou pour une loyauté. » Victor Hugo

Alexandre GarciaAlexandre Garcia dit « Le Hibou »
Musicien atypique, guitariste, arrangeur, compositeur de musique assistée par ordinateur, ses créations musicales sont profondément inspirées par la poésie, la peinture, le cinéma et les civilisations disparues. Son univers sonore se nourrit de musique ambiante, minimaliste, industrielle, néoclassique, post-rock, électronique, néo-folk, psychédélique, expérimentale…
Il signe la musique de nombreux groupes et projets originaux tels que : Larynx et Claw, Mutation Urbaine, Chronique Nocturne, Homo Edax, Nuit Close…
Sur scène, il joue de la guitare électrique sur ses propres textures sonores qu’il diffuse de manière subtile et raffinée.
http://sites.google.com/site/mutationurbaine/home

 

Durée : 1h