Éloge de la lecture

Le métier de lire à voix haute


Frédérique Bruyas
lecture – Adrien Frasse-Sombet violoncelle

Textes de Mark Twain, Karen Blixen, Jacques Rebotier, Nicolas Bouvier, Victor Hugo, Gustave Flaubert, Marguerite Yourcenar, Henry Miller, Tarjei Vesaas, Francis Ponge, Emily Dickinson, Virginia Woolf, Jean Giono, …

Musique pour violoncelle solo de Jean-Sébastien Bach, Johannes Brahms, Benjamin Britten, Gaspar Cassadò, Thierry Machuel, Georges-Robert Vallée, …

Bibliothèque intime, ces auteurs sont pour moi des êtres tutélaires prompts à me maintenir sur le qui-vive. La littérature vient du dehors, de l’extérieur, de l’autre. Mes textes essentiels sont ceux qui gardent cette extériorité, cette étrangeté. Ils sont autant de questions sans réponse mais ils me fascinent et me gardent en vie. J’aimerais, en puisant à cette source littéraire que j’alimente depuis plus de quinze années de lectures publiques, proposer une lecture inédite qui s’improvisera en écho aux pièces pour violoncelle solo interprétées par Adrien Frasse-Sombet. Lui aussi est porteur d’un répertoire qui lui est propre dans lequel il puisera à son tour à l’écoute des textes lus. Aller-retour entre textes et musiques pour une lecture-concert en forme d’hommage.

Cette lecture-concert sera suivie d’une séance de dédicace de mon livre Le métier de lire à voix haute publié aux Éditions Magellan & Cie.

Frédérique Bruyas est actrice de livres. Elle met sa pensée et sa voix au service des écrivains, nous emmène en voyage et en bouche, marcheuse de leur langue et mâcheuse de leurs mots. Elle donne, ce qu’elle aime. Et le partage. Elle a su faire de ce « métier », ministère et mystère, quelque chose de neuf, toujours personnel, profondément créatif. Elle en porte témoignage dans ce beau livre sur le lire des livres.
Jacques Rebotier

adrien-frasse-sombetAdrien Frasse-Sombet
Violoncelliste virtuose, Adrien Frasse-Sombet a toujours voulu faire partager sa passion du violoncelle et de la musique instrumentale au public le plus large. Après avoir travaillé avec les plus grands violoncellistes, remporté de nombreux concours et donné d’innombrables concerts, il n’a de cesse de transmettre ses émotions musicales avec l’aide de son instrument, conçu en 1710, à Venise, par Matteo Goffriller. Ce jeune violoncelliste veut briser les frontières qui entourent encore le violoncelle, en allant vers le public dans d’autres lieux d’écoute que les salles de concert ou grâce aux nouveaux moyens de communication. Récemment, il s’est rendu en Chine, dans le cadre des rencontres « France – Chine », invité par Pierre Cardin, membre de l’Institut de France. Il a participé aux émissions d’Eve Ruggieri (Antenne 2), Stéphane Bern (France Inter) et Gaëlle Le Gallic (France Musiques).
http://frassesombet.wix.com/frasse-sombet

Durée : 1h

L’écriture des pierres

Pierres réfléchies de Roger Caillois


Frédérique Bruyas
lecture – Emmanuel Dilhac artmonium de pierres

Textes de Roger Caillois
Musique originale de Emmanuel Dilhac

Au cours de ce que je n’hésiterai pas à appeler ses méditations minérales, Roger Caillois a éprouvé avec toute sa sensibilité ce que son intellect lui avait donné à découvrir. Oui l’homme peut, en de rares instants il est vrai, se sentir au diapason de l’univers dans lequel il se sent si souvent un intrus hébété. La poésie est certainement la pierre d’achoppement de ce que Roger Caillois a cherché toute sa vie. Elle seule est à même de saisir ses fulgurances de l’esprit, ses états d’être où l’homme dialogue avec les pierres. « Lorsque je regarde attentivement les pierres, je m’applique parfois, non sans naïveté, à en deviner les secrets. Je m’efforce de les saisir en pensée à l’ardent instant de leur genèse. Il me vient alors une sorte d’excitation très particulière. Je me sens devenir un peu de la nature des pierres. En même temps, je les rapproche de la mienne grâce aux propriétés insoupçonnées qu’il m’arrive de leur attribuer au cours de spéculations tour à tour précises et lâches, où se composent la trame du songe et la chaîne du savoir. »
Quand j’ai rencontré Emmanuel Dilhac, j’ai eu la sensation profonde d’avoir découvert son homologue musicien. Son écoute des sons de chacune des pierres qu’il collecte avec patience et reconnaissance répond à l’admiration des couleurs et images contenues dans les minéraux et roches dont Roger Caillois se faisait le porte-parole, une parole proprement poétique. L’évidence d’une rencontre entre la musique des pierres d’Emmanuel Dilhac et les poèmes lapidaires de Roger Caillois a scellé notre duo.
Frédérique Bruyas

Emmanuel DilhacEmmanuel Dilhac
Créateur plastico-sonore, il invente un instrumentarium unique au monde, entièrement composé de pierres, galets, ardoises, cailloux et silex,…
Il les frotte, les frappe, les explore dans tous leurs ressorts et, ainsi, nous révèle la musique d’un monde dont nous avons perdu l’écoute.

Emmanuel Dilhac, l’homme qui fait chanter les pierres.
www.emmanuel-dilhac.com

 

 

Durée : 1h

Ce monde n’est pas conclusion

Poèmes incandescents d’Emily Dickinson


Frédérique Bruyas
lecture – wall°ich diffusion vidéo

Poèmes extraits des « Cahiers Cousus », traduction originale de Christophe Marchand-Kiss
Musique originale de Vincent Brédif
Création vidéo de wall°ich

Emily Dickinson creuse la langue anglaise et invente une langue instable dans des rapprochements d’images et de notions contradictoires. Elle crée un no man’s land où peut s’installer un dialogue incessant entre réalité/illusion, création/destruction, joie/désespoir.
À partir d’une traduction originale de Christophe Marchand-Kiss, Frédérique Bruyas met en résonance les langues anglaise et française de quelques poèmes extraits des « Cahiers Cousus ». Envisagées dans un jeu d’ombre et de lumière les langues s’échangent les rôles, s’épousent, se suivent ou s’ignorent l’une l’autre. La musique élémentaire et organique de Vincent Brédif crée l’énergie vitale propre à chaque mouvement du poème. La création vidéo de wall°ich joue sur les croisements d’images de synthèse et de réalités (parallèles) à différents niveaux de transparence. Douze poèmes, comme autant de mondes possibles où la voix, la musique et l’image tissent un paysage mental sensible aux forces de création et d’anéantissement.

Wall°ichWall°ich
Né finalement par le siège, un 16 novembre à Paris, Wall°ich s’expose aux activités de faiseur « faisant d’art » depuis l’enfance.

Il est actuellement : Musicien de traîneau, Vocaliste rouge à l’ambitus hypertrophié, Sax-symbol au repos, Auteur réglable et limité, Plastichien de salon, Utopiste aux étoiles, Mais créant poli-violent, Multi-médi-homme, Soul-Fleurs, Vie-D-o-manne, …!
artitoo.free.frjaimececi.com

 

 

Durée : 1h

Le tour du monde en 80 livres

Lecture-rencontre avec Marc Wiltz auteur et éditeur

 

Frédérique Bruyas lecture – Marc Wiltz auteur et éditeur, fondateur des Editions Magellan & Cie

En écho à la publication de Le Tour du Monde en 80 Livres (septembre 2011), cette lecture-rencontre s’articule autour de l’écoute d’extraits de 10 œuvres essentielles, présentées et orchestrées par l’auteur et l’éditeur Marc Wiltz.

Textes extraits de Les Immémoriaux Victor Segalen (Plon – Terre Humaine Paris, 1956), Les Racines du Ciel Romain Gary (Gallimard, 1956) , Don Quichotte Miguel de Cervantes (Seuil, 1997 pour la traduction française), L’œil qui voyage Henry Miller (Hachette, 1982 pour la première édition en langue française), Voyage au bout de la nuit Louis-Ferdinand Céline (Gallimard, 1952), La pensée chatoyante Pietro Citati, La Voix Royale André Malraux (Grasset, 1930), Mémoires Giacomo Casanova (La Pléiade, 1958), L’espèce fabulatrice Nancy Huston (Actes Sud, 2008), Citadelle Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1948).

Sous le regard attentif des dieux de l’Olympe, Homère le premier prophète offre une vision double de l’humanité à ses lecteurs. Il y a ceux qui tiennent de L’Iliade, c’est-à-dire de la guerre, l’affrontement, la ruse, la gloire, le pouvoir, les alliances, l’amour considéré comme une conquête ou une possession – et malheur donc à qui s’en empare indûment. Ce sont, résumé en un mot, les politiques, ceux pour lesquels le vaste monde est une question d’organisation, avec des places à défendre et des ambitions à assouvir. Et il y a ceux qui tiennent de L’Odyssée, avec Ulysse, l’homme seul face à son destin, à ses choix, à ses amours. Ce sont, d’un autre mot, les aventuriers, et c’est d’eux qu’il s’agit dans ce livre. 
Ce livre est un simple exercice d’admiration, et un coup de chapeau à quelques-unes des figures qui m’ont donné le goût du voyage, le goût de la curiosité et du respect pour ceux qui me sont différents et qu’il convient de considérer pour eux-mêmes, avec leur convictions, car même si parfois elles sont différentes de celles auxquelles je suis sensible, la compréhension de leur réalité m’enrichit.
Grâce à ces quatre-vingts écrivains (un de moins, parce que, le seul, Saint-Exupéry est présent deux fois), la richesse et la diversité de l’existence m’ont été plus accessibles qu’avant la lecture de leur livre, poussant d’un cran une réflexion ou un peu d’intelligence, ce petit supplément qui fait grandir.
Marc Wiltz in Le Tour du Monde en 80 Livres, éditions Magellan & Cie

Marc WiltzMarc Wiltz
Editeur et écrivain, Marc Wiltz a toujours eu deux passions dans l’existence : les livres et les voyages, ce qui l’a amené à créer Magellan & Cie en 1999 pour les conjuguer.
Avec Le Tour du Monde en 80 livres, il propose une nouvelle lecture des livres qui l’ont marqué et dont le thème principal est le voyage. Sont ainsi convoqués, dans cette saga de l’aventure par l’écriture, Don Quichotte et Casanova, Henry Miller et André Malraux, Bruce Chatwin et Victor Segalen, Saint-Exupéry et Hemingway… Et le personnage mythique du premier voyageur : Ulysse.
www.editions-magellan.com

Durée : 1h

L’esprit de la forêt

Forêts d’écrivains


Frédérique Bruyas
lecture – Pierre Juillard création musicale – Yumi Fujitani danse

Textes de Alphonse Daudet, Torgny Lindgren, Francis Ponge, …
Création musicale de Pierre Juillard
Performance chorégraphique de Yumi Fujitani

En 1873, Alphonse Daudet a trente-trois ans. Il prend conscience de la violence que les hommes infligent à la nature. Visionnaire, il imagine une forêt douée d’une intelligence redoutable, capable de secourir, telle une armée en marche, ses arbres abattus, dispersés et de reconquérir sa place au bord du fleuve.
Torgny Lindgren imagine pour sa part deux cent trente hectares de forêt dense qu’un homme seul va détruire pour que sa femme puisse contempler le monde entier. Mais la forêt consumera de l’intérieur cet homme d’une force hors du commun.
Francis Ponge voit dans les arbres une volonté d’expression, un art de compliquer leur corps, de suggérer des lignes.

Avec la danseuse Yumi Fujitani dont l’écriture chorégraphique s’inspire de la danse butō, l’illusion est parfaite, on la croirait sortie d’un livre. Être de papier, elle apparaît et disparaît à la manière d’une créature du songe.

Pierre JuillardPierre Juillard
Compositeur et géographe de formation, Pierre Juillard travaille depuis 15 ans comme ingénieur en écologie, au sein d’organismes et d’associations de protection de la nature. Il est également audio-naturaliste. Ses compositions musicales se situent à la frontière entre la phonographie, la musique acousmatique et les musiques électroniques ambiantes. Il explore également d’autres univers musicaux et poétiques, notamment en lien avec les musiques improvisées et la littérature.
http://soundcloud.com/pierre-juillard

 

 

Yumi FujitaniYumi Fujitani
Danseuse butō de la troisième génération et chorégraphe de renommée internationale, elle a développé sur cet art une réflexion et une approche originales en expérimentant de nouvelles formes d’expressions corporelles, notamment à travers le masque, l’art du clown, la création vidéo et la littérature. Ce qui motive son travail aujourd’hui, c’est d’explorer le corps physiologique. Elle a inventé sa façon d’enseigner et dans ses trainings, elle parle de ce corps physiologique qui révèle notre animalité. Yumi Fujitani n’apprend pas à imiter l’animal mais à se servir de lui pour changer l’état de son corps.
www.yumifujitani.net

Durée : 1h

Les mondes de Murakami

Personnages fabuleux de Haruki Murakami


Frédérique Bruyas
lecture – Yumi Fujitani danse

Textes extraits de Danse, danse, danse, Kafka sur le rivage, Après le tremblement de terre, Saules aveugles, femme endormie, …

Chacun porte en lui un rêve inaccessible qui se cristallise parfois dans la création d’êtres tutélaires comme L’Homme-mouton, L’Homme de glace ou encore Crapaudin, une grenouille géante qui doit sauver Tokyo d’un anéantissement total.

Ou bien tout cela n’était-il qu’une partie d’un long rêve éveillé ?
Ce que nous voyons avec nos yeux n’est pas forcément la réalité.
De toute façon, ce violent combat s’est déroulé dans votre imagination.
Haruki Murakami

yumi-fujitaniYumi Fujitani
Danseuse butō de la troisième génération et chorégraphe de renommée internationale, elle a développé sur cet art une réflexion et une approche originales en expérimentant de nouvelles formes d’expressions corporelles, notamment à travers le masque, l’art du clown, la création vidéo et la littérature. Ce qui motive son travail aujourd’hui, c’est d’explorer le corps physiologique. Elle a inventé sa façon d’enseigner et dans ses trainings, elle parle de ce corps physiologique qui révèle notre animalité. Yumi Fujitani n’apprend pas à imiter l’animal mais à se servir de lui pour changer l’état de son corps.
www.yumifujitani.net

Durée : 1h

Scènes de bal

Bal populaire et littéraire avec l’orchestre Le petit bal de poche


Frédérique Bruyas
lecture – Le petit Bal de Poche orchestre de bal

Textes de Philippe Minyana, Jacques Rebotier, Jorge Luis Borges, Ernest Pépin, Henry Miller, Léopold Sédar Senghor, Boris Vian, Patrick Süskind, …
Musiques tous styles, swing, musette, tango, jazz, latino, …
3 heures de musiques de danse interprétée par l’orchestre Le Petit Bal de Poche.

La littérature nous parle des corps dansants, chantants, aimants quand la musique a son propre langage fait de lignes montantes ou descendantes, de rythmes syncopées ou chaloupées.
Quoi de mieux qu’un bal populaire et littéraire pour réunir le temps d’une soirée l’émotion de l’écriture et la sensualité de la danse ?

C’est la robe de 1954 la robe du destin disons de l’amour cette robe c’est Marcel j’étais marié avec Abel et il y a eu Marcel j’ai menti à Abel parce que j’aimais Marcel un matin j’arrive à L’EDF le 5 juin 1954 il me dit : vous faites quoi à midi ? Je demeurais rue du chemin vert l’EDF c’était rue de Bagnolet je lui dis : il y a ma tambouille qui m’attend et il me dit : on va au restaurant…
Avant j’étais soudeuse j’admirais les chanteuses et quand Zappy Max est venu avec son « ploum ploum tralala » le radio-crochet une de mes sœurs m’a dit : alors Lucienne Delyle y a Zappy qui t’attend j’adorais Lucienne Delyle quand après les repas on dit : une chanson une chanson j’imitais Lucienne Delyle et tout le monde disait : oh on dirait Lucienne Delyle
je m’étais cousue une robe très en forme avec des raies vertes et des pois bleus mais Zappy m’a pas voulue !
Philippe Minyana

Le petit bal de pocheLe Petit Bal de Poche
Quand l’accordéon fut remplacé par les musiques amplifiées dans les dancings de la rue de Lappe et les boîtes de nuit parisiennes, les musiciens du Petit Bal de Poche n’étaient pas encore nés.
Lorsqu’ils arrivèrent au monde, la vague « boum boum » n’avait pas encore atteint leur petit patelin provincial. Ils grandirent alors dans des familles où l’on cultivait encore l’esprit du bal populaire et où la valse musette faisait virevolter les cœurs des ouvriers.
Victimes de la centralisation « à la française », nos saltimbanques « montèrent à la capitale » pour expérimenter des musiques nouvelles et actuelles.
Des Balkans au hip-hop, de la musique électronique au free-jazz, de l’afrobeat à la musique contemporaine ils prennent autant de plaisir à jouer, mais ils ont compris que rien ne remplacera jamais les trois temps qui ont fait valser leur plus jeune âge.
Un violoniste, un accordéoniste, un contrebassiste et un guitariste épaulés, quand l’occasion se présente, d’un batteur, d’un vibraphoniste et d’un saxophoniste.
www.baldepoche.com

Durée d’un bal littéraire : de 3 à 4h